Pensée du moment

Parfois l’esprit comprend en quelques instants ce qui peut ensuite prendre des mois ou des années pour le cœur à comprendre.

Souhaits de fin d’été

Même après un été d’éveil et de conscience, il est parfois difficile de conserver une attitude d’ouverture à la Vie et d’ouvrir son cœur à ce qui est, même si on retourne dans un quotidien qui peut nous sembler moins allumé. Autant le corps physique que l’esprit se fatiguent vite de la routine qui reprend ses droits après un été plus relax, à la veille du retour à l’école de enfants. Je souhaite que la sensation d’éveil demeure, mais les événements anodins ont vite fait de me faire oublier.

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Faire de notre mieux et continuer sans savoir

Apprendre à être authentique demande beaucoup de travail sur soi et le courage de s’accepter tel qu’on est. Faire de notre mieux et donner le meilleur de soi-même vient ensuite naturellement lorsqu’on est authentique, car on peut alors mettre toute notre énergie à être présent à soi et aux autres, plutôt que la perdre à se juger et justifier les mensonges qu’on s’est faits à soi-même. Continuer la lecture de « Faire de notre mieux et continuer sans savoir »

Une forteresse devenue prison

Si une personne a toujours agi de manière forte et indépendante, et rayonne de la sorte, peut-être se demande-t-elle pourquoi peu de personnes lui tendent les bras – littéralement ou de manière figurée? Se pourrait-t-il qu’elle envoie le message qu’elle n’a pas besoin d’être rassurée et réconfortée à travers des marques d’affection telles un câlin ou se faire serrer dans les bras de quelqu’un? Peut-être se demande-t-elle pourquoi les autres personnes lui semblent si distantes et froides, si peu enclines à s’ouvrir à elle? Continuer la lecture de « Une forteresse devenue prison »

Récidivistes de la performance

Un fléau invisible frappe la population depuis plusieurs années, emportant au passage des victimes, souvent elles-même invisibles. Faisant également des victimes collatérales : familles, conjointes et conjoints, enfants, collègues. Toutes des victimes d’un paradigme systémique, un vrai partenariat public-privé, qui les gruge de l’intérieur. S’il n’est pas traité, le paradigme de la performance entraîne même parfois une mort tragique. Mais le plus souvent, il transforme graduellement les victimes en personnes éteintes, qui répètent jour après jour une routine qui les ronge lentement. Continuer la lecture de « Récidivistes de la performance »

Emmuré dans mes croyances

La Pocatière, le 29 mai 2015

Il y a une certaine paix qui s’installe dans la maison – il y a moins de tension en tout cas – lorsqu’elle s’absente. Je l’ai senti lorsqu’elle est partie pour une semaine. Même si je ressens le stress de tout avoir à faire et que c’est difficile par moments, surtout lorsque les enfants sont malades, on parvient à trouver une routine. J’ai même senti une plus grande autonomie chez mon plus jeune lorsque je suis seul avec eux. J’ai eu de belles discussions avec lui et il me semble épanoui, même s’il y a des moments où il s’ennuie de maman. Il voulait voir ses amis, il voulait aller au parc, il avait une belle attitude. Continuer la lecture de « Emmuré dans mes croyances »

Bilan professionnel

La Pocatière, le 27 mai 2015

Quelle session de psychothérapie hier soir. Un paquet d’émotions se sont entrechoquées pendant deux heures. Des souvenirs éparpillés on refait surface et se sont bousculés, entremêlés d’angoisse, d’une profonde tristesse, de désespoir, de craintes – non, de peurs – de désarroi et de découragement. En même temps j’ai entrevu, à travers une impression généralisée que je n’ai rien accompli qui en valait la peine (professionnellement du moins),  un espoir que j’ai pu faire une différence. Continuer la lecture de « Bilan professionnel »

Une journée comme les autres

La Pocatière, le 26 mai 2015

Lorsque je me suis réveillé vers six heures, j’avais plein de choses qui me trottaient dans la tête. Lorsque j’ai finalement regardé l’heure, il était presque sept heures moins dix. Mon plus jeune n’était pas encore debout, contrairement à son habitude. Il est finalement arrivé en haut et m’a demandé une crêpe. Je me sentais alors seul, me disant que ça allait redevenir comme ça, me lever le matin de ma fête et faire la même routine, comme d’habitude, comme si de rien n’était. Continuer la lecture de « Une journée comme les autres »